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 Mairie de Colayrac - Saint Cirq
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F - 47450 COLAYRAC - SAINT CIRQ
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La réunification de la terre et du fleuve

A première vue, aucun vestige architectural ne trône dans la ville de Colayrac. Mais seulement à première vue, car même s'il n'y a pas de cathédrale, de tour ou de château fort en témoins matériels du passé de la ville, quelques indices permettent d'imaginer son histoire.


En effet, au départ, Colayrac Saint-Cirq n'existe pas. Dans un acte ancien, on trouve le nom de "Tricheries" qui constituaient au Moyen-Âge un vaste domaine. L'histoire ancienne de Colayrac débute par celle de Saint-Cirq, ou plus précisément par celle d'un petit hameau surplombant le village nommé Montréal.

Dès 1308, une bastide fut construite sur ce plateau. Un édifice royal : Montréal veut dire Mont du Roi. En 1351, Charles II, roi de Navarre le rasa. Seule la paroisse subsiste mais pour peu de temps : Un pharmacien rachète l'église et se hâte de la démolir. Seul un irréductible petit village en contrebas résiste : Saint-Cirq.

Au XIVème siècle, les seigneurs de Madaillan occupèrent partiellement le territoire de Saint-Cirq. Pendant plusieurs siècles, le village fut une zone de passage fort empruntée pendant la guerre de Cent Ans ou encore les guerres de religion qui ensanglantèrent la région. Vers 1649, un groupe de religieuses s'installa à Saint-Cirq et une église fut construite.

Le 10 février 1889, la commune prend enfin le nom de Colayrac Saint-Cirq. L'importance grandissante du bourg de Colayrac, à l'origine petit hameau de pêcheurs, entraîne la fusion entre la commune de Saint-Cirq et celle de Colayrac. Le préfet propose d'associer les deux noms. Et c'est ainsi que naît, le 26 mai 1889, la commune de Colayrac Saint-Cirq.

Mais l'acteur principal de l'expansion du village est bien évidemment la Garonne. L'importance croissante du trafic des marchandises et le point d'implantation stratégique de la ville ont contribué au développement du port. L'activité fluviale était essentiellement axée sur le commerce de produits locaux.

Jusqu'en 1950, la Garonne est un fleuve poissonneux. Les quais vivaient pleinement durant les embarquements de matériels de pêche, les réparations de bateaux et les débarquements de poissons de variétés diverses. En 1815, la population de Colayrac compte 1920 habitants dont 20 pêcheurs et 75 marins. Malheureusement, la mise en service du canal, l'achèvement de la voie ferrée en 1856 et le développement des axes autoroutiers, ruinèrent petit à petit l'activité fluviale. Dès 1902, le port de Colayrac n'est plus qu'un vague souvenir. A présent, chaque visiteur et Colayracais en promenade sur les quais ne peut qu'imaginer l'activité fluviale d'antan sur cet endroit aujourd'hui quasiment désert.

Plusieurs pêcheurs et marins se reconvertissent dans une agriculture en développement. A la fin du XIXème siècle, la culture des arbres fruitiers et des oignons bat son plein. En 1890, la production d'asperges est introduite.

Depuis, Colayrac Saint-Cirq vit de son agriculture, continuant de jouir de la solide réputation de ses terres.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ouvrage du maréchal ferrand

Les colayracais sont attachés à leur patrimoine. Ils ne possèdent pas de cathédrale ni de château fort ou autre monument imposant mais ils ont des témoins du passé rural de leur commune.

La municipalité de Henri PEBERAY avait reçu en legs un travail de maréchal ferrant, de son dernier utilisateur, Monsieur André COMBES. Celle de François CHALMEL s’est attachée à le restaurer et à le mettre en valeur … pratiquement à l’endroit même où il fonctionnait encore dans les années soixante, au lieu-dit « Lary ».

Pour le préserver des intempéries, c’est à la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment qu’il a été fait appel. C’est ainsi qu’a été posée, par les apprentis, une magnifique charpente recouverte de tuiles canal pour le protéger.

Son inauguration, le samedi 28 octobre 2006, a été enrichie de la présence du fils et du petit-fils de notre dernier maréchal venus exprès de Toulouse, ainsi que de celle des apprentis et de leurs formateurs de la FCMB.

Visible depuis la route de Laugnac (RD 125), on peut désormais l’admirer en passant à hauteur de « Lary ».

Ouvrage du maréchal ferrand

Le « travail » du maréchal ferrant

A quoi ça sert ?

Avant les tracteurs, bœufs et vaches de trait tiraient les charrues pour effectuer les labours. Afin d’éviter la dégradation des sabots dans les chemins durs et caillouteux, on protégeait la corne des « ongles » en les ferrant.

Le « travail » servait à maintenir ces grands animaux domestiques dans des positions telles que des soins pouvaient leur être apportés, avec le maximum de sécurité. Le ferrage était l’opération la plus fréquente.

Comment ça fonctionne ?

L’animal est placé entre les poutres, le corps soutenu par deux sangles passées sous le ventre, assez larges pour ne pas risquer de provoquer de blessures et reliées à un tourillon pour régler la tension. La tête est maintenue afin d’éviter des réactions brutales.

Le maréchal ferrant peut ainsi intervenir sur chacun des membres avec le minimum de risques.

En principe, seul « l’onglet » extérieur de chaque patte était ferré.